À combien mettre le chauffage chez soi pour être bien et économiser ?

Régler son chauffage à la bonne température, c’est tout un équilibre entre confort et économies. Les organismes officiels comme l’Ademe recommandent généralement 19 °C dans les pièces à vivre et 16 à 18 °C dans les chambres. Mais ces repères ne sont que des points de départ : votre logement, son isolation, votre santé et vos habitudes doivent aussi être pris en compte. Ce guide vous donne les clés pour choisir à combien mettre le chauffage dans chaque pièce, réduire votre consommation sans avoir froid et adapter vos réglages selon votre situation personnelle.

Températures idéales au quotidien pour un chauffage bien réglé

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Savoir précisément à combien mettre le chauffage dans chaque pièce permet d’éviter le gaspillage tout en maintenant un vrai confort. Les recommandations officielles donnent une fourchette entre 17 et 21 °C selon les espaces, mais la réalité du terrain demande des ajustements. Voici les repères concrets, pièce par pièce, pour vous aider à régler votre chauffage efficacement.

À combien mettre le chauffage dans le salon pour un confort optimal ?

Dans le salon, la salle à manger ou toute autre pièce de vie, 19 °C est la température de référence. Ce niveau offre un bon équilibre entre bien-être et maîtrise de la facture, surtout si vous êtes actif dans la journée. Si vous passez beaucoup de temps assis, par exemple en télétravail depuis votre canapé, pousser ponctuellement à 20 °C reste acceptable. Au-delà, vous entrez dans une zone où chaque degré supplémentaire pèse lourd sur la consommation sans apporter un gain de confort réellement perceptible. Pensez aussi à adapter votre tenue : un pull léger à la maison permet souvent de maintenir 19 °C sans sensation de froid.

Température recommandée dans la chambre : confort de sommeil et santé

Pour bien dormir, la température idéale se situe entre 16 et 18 °C. Un air trop chaud perturbe le sommeil, favorise les réveils nocturnes et assèche les muqueuses. Les spécialistes du sommeil insistent sur l’importance d’une chambre fraîche, qui aide le corps à baisser naturellement sa température interne pendant la nuit. Si vous êtes frileux, privilégiez une couette plus épaisse ou une couverture supplémentaire plutôt que de pousser le radiateur à 20 ou 21 °C. Cette simple habitude peut représenter plusieurs dizaines d’euros d’économies sur l’année, tout en préservant la qualité de votre repos.

À combien chauffer la salle de bains selon l’usage et le moment de la journée ?

La salle de bains fait exception avec 21 °C recommandés pendant l’utilisation, notamment au moment de la douche ou du bain. En revanche, il est inutile de maintenir cette température toute la journée. Un programmateur horaire ou un radiateur sèche-serviettes avec thermostat permet de chauffer uniquement aux heures de pointe, typiquement le matin entre 6h et 8h puis le soir entre 19h et 21h. Cette approche ciblée évite de chauffer une pièce vide pendant 20 heures par jour, ce qui représente un gaspillage énergétique important.

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Économies d’énergie : comment une baisse de chauffage fait baisser la facture

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Réduire sa température de chauffage d’un ou deux degrés a un impact direct et mesurable sur la facture énergétique. Ces économies ne demandent aucun investissement, juste un ajustement de vos habitudes et quelques gestes simples pour compenser. Voici comment chiffrer concrètement les gains et optimiser votre consommation sans sacrifier votre confort.

Un degré de moins sur le chauffage, combien d’économies réelles à l’année ?

Les études de l’Ademe estiment qu’1 °C de moins équivaut à environ 7 % d’économies d’énergie. Sur une facture annuelle de 1 200 €, cela représente 84 € économisés. Si vous baissez de 2 °C, vous approchez les 15 % d’économies, soit 180 € par an. Ces chiffres varient selon l’isolation de votre logement et le type de chauffage, mais l’ordre de grandeur reste valable. Pour que cette baisse soit supportable, commencez progressivement : baissez d’un demi-degré pendant quelques jours, laissez-vous habituer, puis ajustez à nouveau si besoin.

Bonnes pratiques pour chauffer moins fort sans jamais avoir froid chez soi

Limiter les pertes de chaleur est la première étape. Fermer les volets et rideaux la nuit crée une barrière isolante supplémentaire contre le froid extérieur. Calfeutrer les bas de portes avec des boudins et vérifier l’état des joints de fenêtres réduit les courants d’air. Pensez aussi à dégager vos radiateurs : un meuble ou un rideau placé juste devant bloque la circulation d’air chaud et diminue l’efficacité du chauffage. Enfin, aérez brièvement mais intensément, 5 à 10 minutes fenêtres grandes ouvertes, plutôt que de laisser une fenêtre entrouverte toute la journée. Cela renouvelle l’air sans refroidir les murs et le mobilier.

Facture de chauffage : comment savoir si l’on chauffe trop ou pas assez ?

Comparer votre consommation à celle de logements similaires donne un premier indicateur. Si votre facture est nettement au-dessus de la moyenne pour une surface et une énergie équivalentes, alors que vous n’avez pas spécialement chaud, le problème vient probablement de l’isolation ou d’un mauvais réglage du thermostat. À l’inverse, si vous avez régulièrement froid malgré un thermostat affiché à 20 ou 21 °C, vérifiez la position de la sonde de température : placée près d’une source de chaleur ou dans un courant d’air, elle fausse la mesure et le chauffage ne se déclenche pas au bon moment.

Régler son chauffage selon le type d’énergie et l’isolation du logement

À combien mettre le chauffage ne dépend pas uniquement de la pièce, mais aussi de votre système de chauffage et de la qualité de votre isolation. Un logement récent bien isolé et une passoire thermique ne se régulent pas de la même façon, même pour atteindre un même niveau de confort. Voici comment adapter vos réglages selon votre situation.

Comment adapter la température de chauffage dans un logement mal isolé ?

Dans un logement mal isolé, le ressenti de froid reste présent même à 19 °C affichés au thermostat. Les parois froides rayonnent du froid, ce qui abaisse la température ressentie. Avant d’augmenter la consigne de chauffage, agissez sur les solutions simples : joints de fenêtres, rideaux thermiques, tapis au sol, isolation des combles si possible. Si malgré tout vous devez monter à 20 ou 21 °C, concentrez cette température dans les pièces à vivre et laissez les chambres et espaces peu utilisés autour de 17 °C. Isoler progressivement votre logement reste le meilleur investissement à moyen terme, car chauffer un logement mal isolé revient littéralement à chauffer l’extérieur.

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Chauffage électrique, gaz ou pompe à chaleur : ajuster les degrés intelligemment

Avec des radiateurs électriques, il est judicieux de cibler précisément les pièces et les plages horaires via des programmateurs. Chaque pièce peut avoir sa propre consigne, ce qui permet d’éviter de chauffer inutilement. Un chauffage au gaz ou une chaudière centrale fonctionne mieux avec un réglage global autour de 19 °C, modulé ensuite pièce par pièce grâce aux robinets thermostatiques sur les radiateurs. Pour une pompe à chaleur, le rendement est optimal avec une température stable : évitez les variations brutales qui forcent le système à surconsommer. Maintenir une consigne constante autour de 19 °C est plus efficace qu’alterner entre 17 et 22 °C.

Quand faut-il baisser le chauffage la nuit ou en cas d’absence prolongée ?

La nuit, baisser de 1 à 2 °C dans les pièces de vie suffit à réduire la consommation sans refroidir complètement le logement. Inutile de couper totalement : la remise en température le matin consomme souvent autant qu’un maintien en mode réduit. En cas d’absence de plusieurs heures dans la journée, passer en mode éco (autour de 16-17 °C) est plus pertinent qu’une extinction complète. Pour des vacances de plusieurs jours, descendez vers 14 à 16 °C pour éviter le gel des canalisations et limiter l’humidité, tout en réalisant des économies substantielles. Programmez la remise en chauffe quelques heures avant votre retour pour retrouver un logement confortable.

Ajuster la température de chauffage selon la santé, l’âge et la région

Tout le monde ne ressent pas le froid de la même manière. Les enfants en bas âge, les personnes âgées, les habitants de régions froides ou humides ont des besoins spécifiques. Cette section vous aide à adapter vos réglages en tenant compte de ces particularités, sans pour autant renoncer à maîtriser votre consommation.

Faut-il chauffer davantage avec des enfants, des bébés ou des personnes âgées ?

Les nourrissons et les personnes âgées sont plus sensibles au froid et ont une capacité de thermorégulation réduite. Pour un bébé, maintenir la chambre autour de 18-19 °C est recommandé, avec une surveillance de l’humidité pour éviter l’air trop sec. Pour les personnes âgées, rester dans la fourchette haute des recommandations (20 °C dans le séjour, 18 °C dans la chambre) améliore le confort et réduit les risques de fragilité. Surveillez aussi la qualité de l’air : un logement surchauffé et sec favorise les irritations respiratoires. Un humidificateur peut aider si l’air devient trop sec en hiver.

Adapter à combien mettre le chauffage selon la région et le climat local

Dans les régions froides ou humides comme le nord-est de la France ou les zones montagneuses, la sensation de froid est souvent plus intense pour une même température affichée. L’humidité amplifie le ressenti de froid. Vous pouvez alors ajuster légèrement à la hausse, par exemple 19,5 ou 20 °C dans le salon, tout en compensant par des vêtements adaptés et une meilleure isolation locale (rideaux épais, tapis). À l’inverse, dans les régions méditerranéennes ou océaniques plus douces, baisser d’un degré vos habitudes de chauffage reste confortable une grande partie de l’hiver, surtout en début et fin de saison.

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Signes que votre logement est trop chauffé ou pas assez, au-delà des degrés

Certains signaux indiquent un déséquilibre. Un air trop sec, des maux de tête fréquents ou une sensation d’étouffement suggèrent un chauffage excessif. Vous pouvez avoir chaud mais ne pas vous sentir bien pour autant. À l’inverse, de la condensation persistante sur les vitres, une sensation de froid même en pull et des parois très froides au toucher révèlent un logement insuffisamment chauffé ou mal isolé. Observer ces indices au quotidien vous aide à ajuster finement la température, au-delà du simple chiffre affiché. Le confort thermique ne se résume pas à un nombre de degrés : c’est une combinaison de température, d’humidité, de circulation d’air et d’isolation.

Pièce Température recommandée Observations
Salon / Salle à manger 19 °C 20 °C si position assise prolongée
Chambre adulte 16-18 °C Favorise un meilleur sommeil
Chambre bébé 18-19 °C Surveiller l’humidité de l’air
Salle de bains 21 °C Uniquement pendant l’utilisation
Cuisine 18-19 °C Chaleur dégagée par les appareils
Couloirs / Entrée 17 °C Espaces de passage

Choisir à combien mettre le chauffage chez soi repose sur un équilibre entre confort personnel, économies d’énergie et respect de votre santé. Les repères officiels de 19 °C dans les pièces à vivre et 16 à 18 °C dans les chambres constituent une base solide, mais votre logement, votre famille et vos habitudes doivent guider vos ajustements. Chaque degré en moins représente environ 7 % d’économies, un levier simple et immédiat pour réduire votre facture sans investissement. Complétez ces réglages par des gestes simples comme fermer les volets la nuit, calfeutrer les courants d’air et adapter la température aux moments de présence. Votre confort thermique ne dépend pas seulement du thermostat, mais d’une approche globale qui prend en compte isolation, humidité, qualité de l’air et vêtements adaptés. En ajustant intelligemment votre chauffage, vous gagnez sur tous les tableaux : bien-être au quotidien et maîtrise de votre budget énergétique.

Solène d'Aramitz

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